LES MAIRES ONT LA PAROLE

Dives-sur-Mer : Le bastion du «communisme municipal» face aux défis du littoral

Publié le 11 février 2026

Au cœur de la Côte Fleurie, entre les stations balnéaires de Cabourg et Houlgate, Dives-sur-Mer occupe une place singulière. Loin de l’image feutrée de ses voisines, cette ville forge son identité sur un passé industriel et ouvrier, s’affirmant comme un bastion historique du communisme municipal.

Le berceau : de l’usine à la mairie

L’identité de la commune est indissociable de l’usine Tréfimétaux, installée en 1891. Véritable « ville dans la ville », ce site spécialisé dans le cuivre a employé jusqu’à 2 000 salariés après la Seconde Guerre mondiale. C’est dans ce creuset que naît une conscience ouvrière forte : dès 1936, les ouvriers de Dives sont les premiers à se mobiliser dans le Calvados.

Après avoir payé un lourd tribut à la Résistance, la mairie bascule officiellement en 1953 avec l’élection d’André Lenormand. Depuis, une continuité politique s’est installée, incarnée successivement par Francis Giffard, puis par Pierre Mouraret, maire depuis 2008.

Un modèle de résistance à la gentrification

Le communisme municipal divais se traduit par un refus catégorique de la « gentrification » qui touche le littoral normand. Contrairement aux communes voisines, Dives privilégie une population permanente plutôt que saisonnière. Cette volonté s’appuie sur des outils concrets :

  • Logement accessible : Constitution de réserves foncières pour bloquer les promoteurs, obligation de 30 % de logements sociaux dans les constructions neuves et majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, lancement d’un programme de construction de 200 logements en locatif et en accession sociale.
  • Solidarité active : Mise en place du repas à 1 € à la cantine en 2022 et ouverture d’une crèche municipale en 2024.
  • Action sociale : Un CCAS tourné vers le «bien vieillir» (soins à domicile, portage de repas à domicile, sport santé senior…).
  • La paix au cœur : Cet engagement fort se concrétise par l’appartenance de Dives au réseau des villes pour la paix, le pavoisement de la mairie du drapeau palestinien le 23 septembre 2025, jour de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France et la solidarité internationale avec l’accueil de deux familles ukrainiennes.

La culture comme outil de reconversion

Malgré le traumatisme de la fermeture de Tréfimétaux en 1986, la ville a réussi sa mue. Le patrimoine industriel a été réinvesti : l’ancien Beffroi de l’usine abrite désormais un Pôle national des arts de la marionnette et une école de musique. Le festival de la marionnette, créé en pleine crise industrielle, est devenu un symbole de résilience culturelle. Aujourd’hui, avec plus de 2 000 emplois sur son territoire, Dives concentre 60 % de l’activité de son intercommunalité.

Un héritage en mutation

Le défi actuel réside dans l’intégration au sein de la communauté de communes Normandie Cabourg Pays d’Auge. Pour les élus, l’enjeu n’est plus de construire une « île rouge » isolée, mais d’infuser ce modèle de solidarité à une échelle plus vaste. En tant que « poumon culturel » et garde-fou social, Dives-sur-Mer entend prouver qu’une autre voie est possible face aux politiques libérales et au « tout tourisme ».

Pierre Mouraret
Maire de Dives-sur-Mer

Article publié dans CommunisteS, numéro 1073 du 11 février 2026.

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Nouveau Front Populaire dans le Calvados, les candidats aux législatives

Dans le cadre de l’accord du Nouveau Front Populaire, le PCF 14 soutient aux législatives les candidatures de :

  • 1ère circonscription : Emma FOURREAU (France Insoumise)
  • 2ème circonscription : Arthur DELAPORTE (Parti Socialiste – Place Publique)
  • 3ème circonscription : Olivier TRUFFAUD (Parti Socialiste – Place Publique)
  • 4ème circonscription : Pierre MOURARET (Parti Communiste Français)
  • 5ème circonscription : Thomas DUPONT FEDERICI (Génération.s)
  • 6ème circonscription : Noé GAUCHARD (France Insoumise)
Logo Parti Communiste Français

Communiqué suite aux dégradations du local de la fédération PCF du Calvados

Dans la nuit du dimanche 1ᵉʳ octobre au lundi 2 octobre, des inconnus ont apposé sur la porte d’entrée de la Fédération du Parti communiste français à Caen des papiers proférant des injures à l’endroit du Parti et de son Secrétaire national, Fabien Roussel.

Jusqu’alors, à deux reprises, les dernières outrances et dégradations provenaient de l’extrême droite. En l’espace de trois mois d’intervalle, les vitres de la façade de notre bâtiment ont été brisées. Et les acteurs de ces forfaits en avaient revendiqué la paternité.


Si ceux qui ont commis ces agressions dans la nuit de dimanche à lundi n’ont pas jugé utile de signer et d’assumer leurs actes, le contenu des affichettes et les insultes ne souffrent pas d’ambiguïté. Elles sont à rapprocher de la campagne menée ces derniers jours par l’extrême gauche et des dirigeants de la FI en direction du PCF.

Si à gauche les occasions de se parler disparaissent au profit de pratiques d’un autre âge, avec autant de lâcheté, nos concitoyens auront vite fait de choisir leur camp quand ils seront consultés.

Malheureusement, ils pourraient être tentés par un choix qui aggravera leur sort actuel marqué par la vie chère.

Il y a urgence pour les auteurs à mesurer la responsabilité de ces attitudes et propos.

Le Parti communiste français sera toujours du camp des travailleurs, des gens qui sont victimes des violences du capitalisme. Et pour cela, il n’a pas besoin de pseudo-révolutionnaires qui sont dans les faits, complices de ce qu’ils prétendent combattre.

Nous sommes pour une gauche qui travaille à répondre aux préoccupations de nos concitoyens. Celles-ci ont pour nom l’emploi, les salaires, le combat contre la vie chère, la fraternité

Fraternellement

Mahama Compaoré, secrétaire départemental du PCF14